Un sourcier est capable de détecter des sources d'eau souterraines, des filons de minéraux ou d'autres objets cachés dans le sol, sans utiliser d'instruments scientifiques modernes, mais en se servant de sa sensibilité personnelle et d'outils simples.
Historiquement, le sourcier est une figure emblématique du monde rural. On fait appel à lui avant de creuser un puits pour éviter de forer au hasard.
Cette pratique relève de la radiesthésie (sensibilité aux rayonnements). Le sourcier agit comme un "récepteur" humain qui capte les variations du champ magnétique terrestre ou d'autres signaux émis par la présence d'eau en mouvement sous la terre.
Avertissement : « En France, tout projet de forage à usage domestique doit obligatoirement faire l'objet d'une déclaration en mairie au moins un mois avant le début des travaux.» Cette déclaration se fait via le formulaire Cerfa n°13837*03, et depuis 2009, l'installation d'un compteur d'eau sur le puits est également obligatoire.
Mon activité de sourcier sur le terrain se déroule généralement en plusieurs étapes méthodiques :
La préparation mentale : j'établit une "convention mentale". Je me concentre exclusivement sur l'objet de ma recherche (l'eau) pour éviter que mon outil ne réagisse pas à autre chose.
L'arpentage : Je marche lentement sur le terrain en quadrillant la zone.
La détection (Le signal) : Lorsque je passe au-dessus d'une veine d'eau, mes outils réagissent. La baguette en Y saute brusquement vers le haut ou le bas, ou les baguettes en L se croisent.
L'analyse : Une fois l'emplacement trouvé, je tente de déterminer :
La profondeur (souvent en comptant des pas ou des coups de pieds).
Le débit (la quantité d'eau disponible).
Le sens du courant.
Bien que certains sourciers disent pouvoir travailler à "mains nues", J'utilisent aussi des outils qui servent d'amplificateurs à mes ressentis.
La baguette en Y (fourchue) : C'est l'outil traditionnel, souvent coupée dans du bois souple comme le noisetier (coudrier), le saule ou parfois en fanon de baleine ou en plastique. Je la tient en tension entre ses mains, paumes vers le ciel.
Les baguettes en L (rad-masters) : Deux tiges métalliques coudées à 90 degrés. Je tiens les petites poignées, laissant les tiges longues libres de pivoter. Elles se croisent lorsqu'une détection est faite.
Le pendule : Une masse suspendue à un fil, utilisée souvent sur carte (téléradiesthésie) ou sur le terrain pour affiner la recherche.